Excellents résultats au Certificat d’Etudes Primaires à Koupéla et dans tout le pays.

Ecole de Pognini,située à la périphérie de Koupéla-ville.

Ecole de Pognini,située à la périphérie de Koupéla-ville.

La fin de l’année pour les écoles primaires du Burkina Faso est officiellement fixée au vendredi 11 juillet mais depuis le 10 juin les écoles sont désertées car les maîtres sont mobilisés pour la surveillance puis la correction du Certificat d’Etudes Primaires (CEP). Cette année ce sont 352 000 enfants qui ont composé, plus de filles que de garçons : 183 000 contre 169 000 ; la sensibilisation que le ministère mène auprès des familles depuis quelques années semblent avoir des résultats. Par contre le nombre de candidats est en légère baisse : 681 candidats en moins. Les responsables de l’Education avancent deux hypothèses : tout d’abord  les parents des enfants des écoles rurales ne sont pas toujours convaincus de l’importance de la scolarisation, les conditions d’étude y sont plus difficiles, il faut parfois parcourir une grande distance pour rejoindre l’école et beaucoup se découragent vite…. Autre obstacle à la fréquentation de l’école, le développement des sites aurifères artisanaux, souvent non autorisés, où travaillent parfois de jeunes garçons plus aptes par leur petite taille à se glisser dans les trous et galeries.

Pendant la récréation à l'école de Grigny

Pendant la récréation à l’école de Grigny

Mardi 10 juin, ils étaient nombreux à Koupéla et ailleurs, le coeur battant très fort, à regarder l’enveloppe de la dictée s’ouvrir. Cette dictée tellement crainte la voici : (rappel aux non burkinabés, le Français n’est pas la langue maternelle des écoliers du Faso qui souvent ne commencent à la découvrir qu’à 6 ans).

Le jeune arbre : Comme un enfant, le jeune arbre est fragile. Il a besoin de soins. Protégé et entretenu, il se développe rapidement et donne de l’ombre, des fruits et du bois.

Malheureusement, tous les hommes ne savent pas pourquoi il faut prendre soin des plants. En effet, les uns les protègent tandis que les autres les détruisent ou les livrent aux animaux.

Le mauvais comportement de certains hommes limite la réussite du reboisement et expose notre pays à la désertification.

Pour un environnement vert où il fera bon vivre, veillons sur les arbres !

D’après un enseignant burkinabè

Puis il y a eu la rédaction, les écoliers avaient une heure pour traiter le sujet : Pendant les vacances, tu as rendu visite à un parent. Raconte. On vous épargnera les sujets des autres matières !

Ecole secteur 4

Ecole secteur 4

Le 25 juin les résultats sont tombés : 82,2% au niveau national, en hausse de 21 %, un peu plus dans la province du Kourittenga dont Koupéla est le chef-lieu : 85,35%. Plusieurs écoles de Koupéla font 100% : école sud A dont la directrice est Odette Zoungrana épouse du Président du comité communal de jumelage, école secteur 3B dirigée par Irène Bélemkoabga, trésorière du même comité ; très bons résultats aussi au secteur 4 (97,61%) ; à Pognini où la proportion d’élèves de milieux peu favorisés est plus forte, 86,66%. Tout citer serait fastidieux mais pour terminer laissons Cyprien Oubda nous annoncer les performances de l’école Est qu’il dirige : « sur 83 élèves présentés à l’examen du certificat d’études primaires, 78 ont été déclarés admis soit un taux de 93,97%. Ces résultats viennent une fois de plus satisfaire l’ensemble des acteurs. C’est l’occasion de saluer à sa juste valeur vos différents soutiens qui permettent à nos élèves de travailler dans de bonnes conditions. » Le principal soutien à cette école comme à celles de Pognini et de Grigny (91,56%), c’est la cantine.

Cet examen est important pour les enfants et leur famille car il conditionne l’entrée en sixième, mais il ne suffit pas d’avoir 5/10, la barre est fixée dans chaque province en fonction des possibilités d’accueil dans le secondaire. Espérons qu’à Koupéla le nombre de « reçus-collés » soit faible mais on sait que les établissements secondaires débordent d’élèves. A partir du 1er octobre les nouveaux collégiens devront travailler dur car le taux de réussite au BEPC (Brevet d’Etudes du Premier Cycle) reste faible : 28,62%. En tous cas, nous souhaitons à tous de décrocher dans 4 ans ce nouveau parchemin ou un brevet d’études professionnelles et de devenir des citoyens responsables travaillant au développement de leur pays. Mais en attendant, bravo à tous les lauréats mais aussi à leurs enseignants, parents… qui ont su les guider et les accompagner jusqu’à la fin du premier cycle.

Les Cm2 de l'école de Pognini et leur directeur Clément Zoungrana

Les Cm2 de l’école de Pognini et leur directeur Clément Zoungrana

Bernadette BOREL

 

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