Journal n°0

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Projet Eau/Assainissement
Rencontre (Bernadette, Jean et moi-même) avec le pseau ce matin 24/04 : le dossier sera présenté au Fonds Eau du Grand Lyon qui octroie des sub plus avantageuses (jusqu’à 80%). Donc, on se remet au travail !

 Cross de la solidarité du Collège :

 J’ai eu le Principal au téléphone. Le cross a lieu le Mardi 4 juin 2013 : présence de 4 personnes du comité à partir de 8 heures au stade. J’espère que vous pourrez vous libérer car, personnellement, je ne serais pas là. Faites le moi savoir.

 La recette sera bien partagée, comme les années précédentes entre nous et une autre association. Il ne m’a rien dit de plus.

 Le principal demande que nous intervenions dans les classes de 6e pour présenter le comité et ses actions avant le cross. Qui pourra y aller ? Donnez-moi vos disponibilités. Je dois reprendre contact avec lui après le 6 mai.

Flora BERNARD : elle abandonne son projet de stage à Koupela. Elle en a trouvé un de 6 mois en France. Elle propose ses services pour nos actions.

 PIJ groupe jeunes :

 (Mélanie et moi-même) le 17 avril

 7 Filles se proposent de soutenir un projet à Koupela dans le cadre de notre projet Eau/Assainissement : Echanges avec un groupe de jeunes du lycée municipal de Koupela, piloté par Ahmed Ouangré. Elles présentent leur projet, ce jour, chez Bioforce. A suivre.

 Couleurs d’Afrique 2014 :

 J’ai rencontré Daniel Cerqua pour un tour d’horizon de nos activités. Nous sommes convenus (nous en avions parlé en CA) que Daniel organisera une réunion, fin juin, avec Adjoint culture Ch. Goubert, le service culturel, la Médiathèque, le centre Social et nous pour jeter les lignes de l’édition 2014 et éviter les contretemps.

 Prochain CA : Mardi 21 mai 2014 18 h 15 au local

 La prochaine fois, je vous promets de mieux présenter cette lettre électronique, à moins que quelqu’un veuille s’en charger !

André Fabre

 

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Protégé : C.R. du C.A. du 1/7/2013

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50 ans et même un peu plus pour l’école Est de Koupéla.

Le 15 juillet 2013, toute la communauté éducative de l’école Est, mais aussi les autorités  politiques, coutumières, administratives… bien sûr les élèves et de très nombreux habitants de Koupéla se sont retrouvés dans la cour de cette école pour fêter la fin officielle de l’année scolaire, les bons résultats des élèves de CM2 au Certificat d’Etudes (93,81%) et surtout le cinquantenaire, plus exactement le cinquante quatrième anniversaire de la création de cette école. En effet, c’est en 1959 soit un an avant l’indépendance du Burkina Faso, alors Haute Volta, que l’école alors nommée Tangzougou accueille ses premiers élèves. C’est la première école publique de Koupéla et même de toute la région du Centre Est. On imagine le nombre d’anciens élèves qui assument maintenant des responsabilités à Koupéla et dans tout le Burkina et tous ces maîtres qui ont contribué à leur formation….

Il y a eu des discours, des remises de prix aux élèves, de la musique et de la danse et des certificats de reconnaissance remis aux nombreux bienfaiteurs, acteurs de la réussite des élèves de cette école, enseignants, membres des associations de parents d’élèves et des mères éducatrices…. et même aux deux comités de jumelage de Koupéla et de Grigny qui collaborent pour financer la cantine qui permet aux plus de 600 élèves de manger un plat quatre jours par semaine du temps scolaire grâce aux  dons des parrains réunis par le comité de Grigny.

A la fin de la cérémonie, le parrain de l’événement, El Hadj PARKOUDA Hamado a créé la surprise en annonçant la construction d’un bâtiment de 3 classes qui sera opérationnel dès la rentrée d’octobre 2013. Cela va permettre d’alléger les effectifs plus que pléthoriques puisque cette année il y avait pratiquement plus de 100 élèves par classes. Après la pose de la première pierre, les participants se sont retrouvés autour de boissons et de poulets grillés.

Cette journée d’anniversaire qui n’avait pas pu s’organiser plus tôt n’est que le début d’une suite de festivités car les anciens élèves doivent organiser une autre fête l’année prochaine.

Nous souhaitons à l’école Est de poursuivre sur le chemin de la réussite, bonne chance aux élèves grâce à leur travail, à l’enseignement de leurs maîtres et à la mobilisation de leurs parents et de nombreux adultes autour de cette école.

Merci à Léonard Zoungrana et à Ahmed Ouangré pour les renseignements. Photos, Ahmed Ouangré.

 

Bernadette BOREL

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Où il est encore question de « plastiques » !

 

rue de Koupéla

dans les rues de Koupéla.

Quand on voyage au Burkina et dans bien d’autres régions d’Afrique et du monde, on sait que l’on arrive dans une zone habitée avec l’apparition, de plus en plus nombreux, de sachets de plastique qui parsèment le sol. Grave problème écologique, économique, car on estime que 30% des décès d’animaux domestiques sont dus à l’ingestion de ces déchets. Bien sûr la faune sauvage n’est pas épargnée. Mais de plus en plus les citoyens, les autorités de tous niveaux prennent conscience du problème. Lors des dernières épreuves du Certificat d’Etudes au mois de juin, le sujet de la rédaction traduisait ce souci de sensibilisation des élèves du primaire : « Tu constates que tes camarades jettent les sachets plastiques et d’autres ordures partout dans la cour de l’école. Tu es chargé de les sensibiliser afin qu’ils changent de comportement. Raconte ».

A Ouahigouya, dans le nord du pays, une association féminine, Vie Meilleure, a entrepris de  recycler ces sachets : la population est incitée par une petite rémunération (0,50€ les 10 kg) à les ramasser. Puis ils sont lavés à la lessive et à la javel, séchés et triés par couleurs. Découpés en bandes ils sont tissés sur une trame de coton ou crochetés pour réaliser des sacs, trousses, chapeaux…. solides. Mais le coût de revient dépasse les possibilités financières de la majorité des familles burkinabées et les filières du commerce équitable ne permettent pas de rentabiliser la production.

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Exemples d’objets fabriqués par l’association « Vie meilleure ». Les sachets sont majoritairement bleus ou noirs.

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détail du tissage.

D’après un article  du journal Sidwaya qui relate un point de presse du ministre de l’Environnement et du Développement Durable, le gouvernement semble décidé à prendre le taureau par les cornes et à interdire la fabrication et l’utilisation des sachets en polyéthylène souple, les plus nombreux et les plus fragiles. Cette décision a déjà été prise dans d’autres pays comme le Mali. Cela ne règlera pas tout, il faudra sensibiliser encore et encore, et la communauté internationale devra trouver des solutions. Vous qui vivez en Europe, combien de sachets avez-vous vu ces derniers jours dans les caniveaux des villes et le bord des chemins ? Combien en avons nous mis dans nos poubelles ? Nous savons bien que leur incinération ne règle pas tout. Le cabas en tissus, ou le panier, c’est joli, réutilisable et beaucoup moins polluant !!!

Bernadette BOREL


n article du

 

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4 juin 2013, les élèves du collège E.Malfroy courent pour la solidarité.

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La médaille remise aux vainqueurs par catégories.

Comme chaque année depuis de nombreuses années, 20 ans peut-être, en tous cas cela remonte à la fin du 20ème siècle, le collège E.Malfroy a organisé le 4  juin dernier son cross de la solidarité. Les élèves sollicitent des « sponsors », parents, amis, voisins qui donnent 5 euros. L’élève lui s’engage à courir de son mieux. Le personnel du collège renforcé par quelques bénévoles du comité de jumelage encadrent tous ces sportifs.

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Déjà combien de tours de stade ?

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De gauche à droite, René Balme, Maire ; L. Bessueille, Principal ; Robert Demez, trésorier du comité, remerciant organisateurs et coureurs et expliquant l’utilisation des 4 000€.

Le 4 juin, exceptionnellement en cette année de grisaille, le soleil brillait et les jeunes ont   couru avec entrain autour du stade. Il y a eu des récompenses, médailles, tee-shirt… pour les champions par catégories et pour les meilleurs collecteurs : le record se monte à 180 € soit 36 parrainages ! Au total, l’opération a rapporté 6 500€ dont 4 000 ont été attribués au comité de jumelage qui comme on le sait est né dans ce collège où le club Nord-Sud échange avec le club Song Taaba du lycée Kourita de Koupéla. Cette somme, depuis plusieurs années s’ajoute aux parrainages pour financer la cantine dans 3 écoles de Koupéla. Les 2 500€ restant ont, cette année, financé deux autres associations : Envol En Vol dont on pourra très prochainement lire le blog sur ce site et qui finance les études de jeunes qui s’engagent à revenir exercer dans leur région. Once Upon a Time, créée par une enseignante du collège, se propose d’aller animer des ateliers de contes en Thaïlande.

A côté de l’activité sportive, des membres du comité sont allés dans toutes les classes de sixième présenter Koupéla et les activités du jumelage.

Découverte du Burkina, sport et solidarité, tout un programme !

Bernadette Borel

Ecole Est

Midi à l’école Est de Koupéla : les élèves viennent un par un chercher leur gamelle remplie.

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Depuis le lundi 6 mai, des lycéens en grève, en soutien à leurs enseignants.

Alors que la période des examens approchent et que des enseignants las d’attendre que d’anciennes promesses soient tenues se préparent à la grève, des lycéens à Ouaga, Bobo … craignant que les programmes ne puissent être bouclés, descendent dans la rue pour soutenir leurs profs.

Vous pouvez lire des Informations du journal L’Observateur et sur le site du faso.net :

 

 

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Plastique ici, plastique là-bas, plastique partout.

Le Portail vous invite à lire l’article du journal Burkinabé L’Observateur Paalga sur le plastique.

http://www.lobservateur.bf/index.php?option=com_content&view=article&id=24646:le-peril-du-qsachet-noirq&catid=37:environnement

A Koupéla comme dans beaucoup de régions d’Afrique le plastique est un énorme problème environnemental ;  mais pas seulement là. Chez nous aussi où pourtant du personnel ramasse régulièrement ce que nous abandonnons, les plastiques « ornent » encore souvent la végétation. Le problème est compliqué et le plus simple est de limiter au maximum l’utilisation et sensibiliser.

Ce sujet entre tout à fait dans le projet « Eau et assainissement » que les comités de jumelage de Grigny et de Koupéla entreprennent de mener avec la commune de Koupéla.

Bernadette Borel

 

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Couleurs d’Afrique 2013, pour réchauffer un printemps en retard.

Toute la semaine précédant le 23 mars le ton était déjà donné, un peu d’Afrique se faufilait dans Grigny pour éclairer un printemps bien timide. A la crèche on modelait des animaux de la savane et on confectionnait un parc animalier avec girafes, crocodiles et autres, en carton coloré. Au centre de loisirs les enfants se lançaient dans la confection de masques inspirés par l’Afrique. Certaines classes étaient invitées par le service culturel municipal, à un spectacle de contes. A la médiathèque, décorée avec des pagnes, batiks et objets d’artisanat, prêtés par le comité de jumelage, les livres tant pour adultes que pour les jeunes autour du thème de l’Afrique, étaient mis en valeur.

Et puis le 23, en fin de matinée, toujours à la médiathèque, Joël Toussaint et Yannick Louis donnaient un avant goût de leur spectacle Twa fwa bel kont. Occasion aussi pour le comité de jumelage de présenter ses activités aux personnes venues faire provision de lecture en ce samedi matin.

A la médiathèque, Mélanie explique les actions du comité de jumelage.

A la médiathèque, Mélanie explique les actions du comité de jumelage.

L’après midi, chacun a pu selon ses goûts

  • assister à la projection du film  Le Mandat d’Ousmane Sembene (1923-2007), écrivain et cinéaste sénégalais, le « père du cinéma africain », homme à la vie riche et contrastée : tirailleur sénégalais pendant la deuxième guerre mondiale, docker, maçon… à Marseille dans les années cinquante, militant syndical…. et grand animateur du FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou) jusqu’à sa mort.
  • participer au conte musical et théâtralisé Twa fwa bel kont qui a ravi grands et petits.
  • faire son marché et surtout échanger avec Artisans du Monde de Vienne et leur stand de commerce équitable (café, thé, chocolat, épices, céréales, etc … d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du sud) ; ou se faire vanter les bienfaits du karité par Pascal Compaoré de Karité Nature ; Patrice Mabari n’a pas lésiné sur son temps pour expliquer les masques « carte d’identité » de l’Afrique centrale (Cameroun, Gabon, Congo) qui permettaient de connaître la position sociale de chacun. Sylvain, le libraire de La Voie aux Chapitres, proposait un vaste choix d’ouvrages, pour tous les âges, de littérature africaine ou autour de l’Afrique. Lui non plus n’a pas plaint son temps pour conseiller et échanger. Et puis il y avait le stand du comité de jumelage avec de nombreux objets d’artisanat provenant en majorité du Burkina Faso.
    Pascal Compaoré de Karité Nature.

    Pascal Compaoré de Karité Nature.

    Patrice Mabari de l'association Tila, expliquant les fonctions des masques

    Patrice Mabari de l’association Tila, expliquant les fonctions des masques

     

  • Le repas, un couscous succulent,  préparé par le groupe Almara (voir leur blog sur ce site) a rassemblé 120 convives, heureux de se retrouver ou de faire connaissances.
  • Enfin , le concert a permis de clore la journée dans l’allégresse des rythmes et des sons : le groupe Jahkasa du Burkinabé Karim Sanou a entrainé les spectateurs vers une Afrique musicale métissée.

Couleurs d’Afrique, c’est un gros travail de préparation mais pour une journée de partage, échanges, découvertes, chaleur humaine et musicale. Goût, couleurs, formes, sons, écriture…. de nombreux aspects de la culture d’un petit morceau de l’Afrique de l’ouest, culture aussi métissée, diversifiée par des apports d’autres continents, s’invitent à Grigny pour réveiller le printemps mais surtout enrichir tous les participants.

Bernadette Borel

 

 

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Nouvelles de Koupéla avec Radio Kourita, février 2013

Le bâtiment de radio Kourita

Le bâtiment de radio Kourita

Koupela dispose de deux stations de radio : Radio Kourita dont le président est Raymond DIAO et Radio Maria Burkina (radio religieuse) présidée par l’ancien président du comité local de jumelage Lazare TOUGMA.

Durant notre séjour à Koupela du 5 au 16 février 2013, nous avons pu visiter ces deux radios et rencontrer leurs dirigeants et animateurs. Deux entrevues très instructives qui jouent un rôle primordial dans les infos de la commune de Koupela et de la province du Kouritenga.

André Fabre, Lazare Tougma président de Radio Maria et Léonard Zoungrana président du comité de Koupéla.

André Fabre, Lazare Tougma président de Radio Maria et Léonard Zoungrana président du comité de Koupéla.

La grille des programmes s’étend de 5 heures à 23 heures chaque jour de la semaine. Les infos sont données en langue morée et en français. Les émissions sont très variées : de la musique bien sûr, des nouvelles de la commune et de la province, des infos en direction du monde rural, des femmes, des infos sportives, contes et légendes, paroles de rues, des reportages et de la musique religieuse pour Radio Maria.

Radio Maria s'est dotée d'un studio moderne

Radio Maria s’est dotée d’un studio moderne

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André Fabre présente l’action du Comité de jumelage à Radio Maria, en présence du prêtre directeur de la station.

 

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Raymond Diao, directeur de Radio Kourita, entre le technicien à droite et L.Zoungrana, président du comité de Koupéla à gauche.

Nous avons demandé de recevoir, de temps en temps, des nouvelles de Koupela que nous pourrions porter à la connaissance des lecteurs du Portail des solidarités. Nous sommes très heureux d’inaugurer aujourd’hui, le premier reportage de Radio Kourita en provenance de Koupela. Que le président et les animateurs de Radio Kourita en soient chaleureusement remerciés.

Nous comptons bien renouveler plusieurs fois dans l’année ce genre d’informations.

 André Fabre : président du comité de jumelage Grigny-Koupéla.radio Kourita_NEW

Installation des nouveaux maires dans les communes.

Les conseils municipaux issus des élections du 2 décembre 2012, ont élu les maires. A Koupéla, Simplice Dambré a été reconduit à la tête de la commune.

Lors des élections législatives qui se sont aussi déroulées le 2 décembre 2012, Franceline Naré du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP, parti au pouvoir) et Rabi Yaméogo de l’Union Pour le Changement (UPC, , parti arrivé en 2ème position aux législatives) ont été élus pour représenter le Kouritenga à l’Assemblée Nationale.

Séminaire sur la lutte contre la traite des personnes.

Le 8 février 2013 s’est tenu à la maison de la femme de Koupéla un séminaire portant sur la lutte contre la traite des personnes. D’après la communication du directeur régional de l’action sociale, Abdoul Mamadou Bassoualet, les enfants des rues sont nombreux au Kouritenga. En 2010 on en a recensés 162 à Pouytenga et 118 à Koupéla. C’est principalement parmi eux que recrutent les personnes exploitant les enfants par le travail.

Le juge Bamogo du tribunal de grande instance de Tenkodogo (capitale régionale) a expliqué la loi du 15 mai 2008 destinée à lutter contre la traite des personnes.

 Bilan de la première année de l’action ECOSAN

L’atelier bilan de l’action Ecosan s’est tenu le 12 février 2013 à la mairie de Koupéla. Ce projet financé par l’Union Européenne concerne 20 villages de la province : on propose aux ménages la construction de latrines permettant de recueillir les excrétas pour servir de fertilisants. Après une année, 1 000 latrines (50 par villages) ont été réalisées par des maçons formés dans le cadre du projet. Les difficultés signalées sont la lourdeur des procédures administratives pour le déblocage des fonds et les limites de la zone d’intervention à 20 villages.

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Toilettes ECOSAN dans le village de Toulgou. Les excrétas sont récupérés par une trappe à l’arrière. Les urines sont conservées 6 mois dans un bidon fermé avant d’être utilisées comme fertilisant.

Pour la deuxième année, il est prévu la réalisation de 1 000 nouvelles latrines et la formation des bénéficiaires à l’utilisation des fertilisants.

Visite d’une délégation du comité de jumelage Grigny-Koupéla

Du 5 au 16 février une délégation de Grigny a séjourné à Koupéla (voir articles sur le Portail).

Atelier Super Potager  de l’OCADES

Le 23 février un atelier a réuni des responsables de l’OCADES (équivalant local du Secours Catholique) de Koupéla et une délégation du Secours Catholique de Strasbourg, leur bailleur de fonds. Ils ont fait le bilan des 3 jardins potagers pilotes de la paroisse de Koupéla et envisagé la vulgarisation de la technique. Une convention de 5 ans a été signée entre l’Ocades et le Secours Catholique (Caritas) Alsace.

Informations résumées par Bernadette Borel

 

 

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LES POTIERES DE TOULGOU

Canaris en attente de cuisson.

Dans les villes et les villages du Burkina, nombreuses sont les femmes qui exercent une activité artisanale pour se procurer un revenu qui leur permettra de payer la cotisation et les fournitures scolaires de leurs enfants, les vêtements, les soins de santé de la famille et d’améliorer la nourriture quotidienne avec des condiments pour la sauce ou parfois quelques légumes. En effet, traditionnellement le père se contente de fournir à sa ou ses femmes, les céréales qui sont la nourriture de base.

Certaines fabriquent du dolo, la célèbre bière de mil que les voisins viennent consommer en échangeant nouvelles et palabres ; d’autres tissent, fabriquent du savon, font de la culture maraichère comme l’envisagent les femmes de Naftenga, un village de la commune de Koupéla : elles attendent avec impatience que la commune finance le forage qui leur permettra d’utiliser le matériel pour la culture au goutte à goutte que leur a procuré l’association Rêves d’Ecole.

Chaque femme à tour de rôle extrait l’argile avec un pic.

A Toulgou, un village de la commune de Koupéla,on est potière, tout simplement car il y a  à côté du village, un gisement d’argile propre au façonnage de canaris, ces grands vases qui servent principalement à conserver les liquides. Le travail est dur et demande beaucoup de savoir faire : il faut commencer par extraire la terre. Chaque femme à tour de rôle descend dans le trou et avec un pic récolte de l’argile, remplit un récipient et quand elle est fatiguée, remonte sa terre qu’elle va déposer sur son tas et laisse la place à une autre. Cette extraction peut être dangereuse si on creuse trop sous un surplomb, il y a quelques années, un effondrement a provoqué la mort d’une femme.

Il faut éviter que se forme un trop grand surplomb. Chaque femme a son tas.

Les potières travaillent le matin quand il ne fait pas encore trop chaud mais la tâche peut se poursuivre alors que le soleil est déjà bien haut. Il faudra ensuite écraser la terre, la tamiser. Le façonnage se fait dans la concession (unité d’habitation d’une famille, composée de plusieurs cases autour d’une cour). Des sortes de moules demi sphériques ont été creusés et servent au modelage et au calibrage.

Cette demi.- sphère creusée dans le sol sert au modelage de la poterie.

Canaris en cours de séchage.

Quand on a un nombre suffisant de pièces réalisées, on passe à la cuisson : elle ne se fait que quelques fois par an, une dizaine pour les plus productives. Les pièces sont posées sur un lit de bouses de bovin et de bois, couvertes de brindilles et d’herbes sèches. La combustion ne dure que quelques heures. Ces canaris seront vendus sur le marché de Koupéla.

Malgré la multiplication des récipients en plastique, ces vases d’argile continuent à être appréciés car ils conservent l’eau de boisson fraiche.

Nous remercions la famille qui a accepté de nous expliquer ce travail et Joseph Dambré qui nous a guidés dans le village.

Bernadette Borel

Le combustible pour la cuisson.

Enfant se désaltérant avec l’eau du canari près de la case de sa mère. Grâce à la porosité du vase, l’eau reste fraîche.

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