C.R du CA du 29 / 01 / 2018

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C.R. du C.A. du 08 /01 / 2018

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Les potières de Koupéla équipées en matériel.

L. Zoungrana, président du CCJK explique le projet. (photo L. Zoungrana).

 

Vendredi 5 janvier, en milieu de matinée, la cour de la mairie de Koupéla est encore plus animée que d’habitude. De nombreuses personnes se saluent et au milieu 11 ânes et onze charrettes. Puis monsieur le maire, Harouna Tirogo arrive. Léonard Zoungrana, président du comité communal de jumelage de Koupéla prend la parole : il explique que dans le cadre du volet « réduction de la pauvreté et promotion de la femme » du projet triennal conduit par les deux comités de jumelage de Grigny et de Koupéla et subventionné par le ministère français des affaires étrangères et la ville de Grigny, du matériel va être remis par le maire aux femmes potières des villages de la commune de Koupéla, Toulgou et Tibin.

A proximité de ces deux villages se trouvent une zone de terre argileuse que les femmes extraient pour faire des poteries qu’elles vendent au marché. La récolte de la terre est un travail dur, dangereux ; un effondrement a causé un décès. Chaque femme fait son tas puis transporte l’argile tamisée à son domicile dans une bassine, parfois à deux, trois kilomètres.  Dans le sol de sa concession (cour d’habitation) sont creusées des demi sphères qui vont permettre le façonnage des pots. Tant à Toulgou qu’à Tibin, deux nouveaux forages réalisés l’un en 2014, l’autre en 2017 dans le cadre de projets de coopération entre Grigny et Koupéla facilitent l’approvisionnement en eau. Quand l’ensemble des potières du village aura réalisé un nombre suffisant de pièces, elles seront rassemblées, recouvertes de toutes sortes de matériaux combustibles pour la cuisson. Le transport jusqu’au marché souvent en vélo, est encore une étape délicate, gare à la casse, car le chemin est accidenté et les mobylettes parfois peu respectueuses des cyclistes bien chargés et plus lents !

Façonnage des jarres dans la cour familiale. La demi sphère creusée dans le sol facilite le travail.

Jarres rassemblées en attente de la cuisson.

Récolte de l’argile près du village de Toulgou. Les femmes se partagent une pioche.

Le travail d’extraction est dur et dangereux.

Les canaris cuits vont être transportés au marché.

Désormais, chacune des 110 potières aura son matériel propre (pelle et pioche)  et 11 charrettes à traction asine (six à Toulgou et cinq à Tibin) faciliteront grandement le transport de l’argile vers la concession familiale puis des jarres vers le lieu de cuisson et enfin vers le marché. Ces canaris sont recherchés car ils maintiennent fraîche l’eau de boisson.

Ainsi, grâce à la solidarité entre Grigny et Koupéla, le travail de ces potières va être facilité, de la fatigue va être épargnée et on peut espérer que c’est toute la vie familiale qui va être  améliorée.

Bernadette BOREL

Grâce aux charrettes tirées par des ânes, le transport de la matière première et des jarres terminées va être facilité : moins dur physiquement et moins de risque de casse. (Photo L. Z.)

Monsieur Harouna Tirogo, maire de Koupéla remet du matériel à une bénéficiaire. (Photo L.Z.)

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A Naftenga, 10 toilettes familiales de type ECOSAN pour fertiliser le périmètre maraîcher.

Latrine familiale de type Ecosan

Dans le cadre du projet triennal « Programme participatif de développement Durable de la Commune de Koupéla » dont une partie est subventionnée par le Fond Eau de la métropole de Lyon, dix familles ont été désignées par le groupement de femmes maraîchères de Naftenga pour bénéficier de toilettes de type ECOSAN (de l’Anglais Ecological Sanitation). Ainsi le nombre de personnes qui dans le village de Naftenga défèquent à l’air libre (derrière un buisson, dans une ruine…) ou dans des latrines très sommaires va diminuer, leur environnement va devenir plus sain ; elles ne feront plus partie des 70% de burkinabé qui n’ont pas de toilettes correctes. Mais il y a un autre avantage important, grâce au dispositif de récupération des excrétats, les jardinières vont disposer d’un engrais plus efficace que les produits de l’industrie chimique et non polluant. Economie pour les bénéficiaires et pour la balance commerciale du pays car les engrais sont importés.

 

La dalle à double trou pour récupération séparée des urines et des fèces.

En effet, ces toilettes sont conçues pour récupérer séparément les urines et les fèces. Après 6 semaines, les urines diluées (1 litre pour 10 litres d’eau) peuvent être épandues sur les cultures (sauf à 2 semaines de la récolte). l’urine annuelle d’une personne permet de  fertiliser 400m².

Vue latérale avec le bac contenant le bidon récupérateur des urines.

Les urines, sauf cas particuliers rares, ne contiennent pas d’agents pathogènes à la différence des fèces qui doivent être stockées 6 mois et peuvent alors servir d’engrais de fond.

 

Bidon pour récupérer les urines

Des séances de sensibilisations ont eu lieu pour bien expliquer que si 10 familles ont l’avantage d’avoir des toilettes familiales décentes, les excrétats seront utilisés par l’ensemble des membres de l’association des maraîchères. Et le maire est venu en personne dire aux hommes qu’il n’était pas question de fertiliser les champs de mil ou de haricots avec.

Début 2018 les maraîchères vont commencer à récolter dans leur jardin et on peut espérer de bonnes collectes qui permettront d’améliorer la nourriture familiale. Ce qui sera vendu au marché apportera un petit revenu aux femmes qui pourront plus facilement financer la scolarité de leurs enfants, payer les médicaments et acheter tous ces produits nécessaires à la vie courante et que trop souvent elles doivent renoncer à se procurer par manque de moyens.

Une partie des femmes de l’association qui ont aussi bénéficié d’une formation de savonnière.

Bernadette BOREL

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C.R. du C.A. du 06 / 12 / 2017

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