Protégé : C.R. du C.A. du 1.09.2016

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Protégé : Bulletin interne Juin 2016

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Protégé : Compte-rendu du CA du

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Le barrage d’Itenga, primordial pour Koupéla.

004 ItengaEn ce moment à Koupéla c’est la canicule : au plus chaud de la journée, le thermomètre dépasse souvent 40° et même la nuit il ne descend pas en dessous de 30°. Dans ces conditions, on apprécie, au retour du travail, de l’école, après la  préparation du repas …. de prendre une douche. Souvent ce n’est pas possible, l’eau est coupée. En cause, le barrage d’Itenga qui alimente en eau la ville de Koupéla et sa voisine de Pouytenga et dans lequel le niveau est tellement bas que l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement(ONEA) a décidé de rationner l’eau sur la commune : chaque quartier à son tour aura de l’eau à la borne fontaine du quartier ou au robinet familial puis pendant de longues heures il n’y aura plus rien, un autre quartier étant alimenté. Ceux qui le peuvent ont installé dans leur cour un réservoir qu’ils remplissent aux heures où l’eau coule, mais ce n’est pas à la portée de la majorité des Koupéliens. On en vient à envier les habitants des quartiers périphériques et des villages, alimentés par des forages qui en principe ne tarissent pas, mais il faut souvent marcher plusieurs centaines de mètres, faire la queue et actionner longuement la pompe pour remplir son bidon. En ce moment aux bornes fontaines la queue s’allonge, les tensions montent et parfois les invectives fusent, gare à celle qui n’a pas respecté son tour !

002 Itenga    Le barrage d’Itenga c’est une grande nappe d’eau de 2 500 000 m3 retenus par une digue de 1 735m à moins de 2 kilomètres de Koupéla. Il a été créé en 1987 grâce à un financement kowétien pour fournir de l’eau pour les activités agricoles. Depuis 1992, l’ONEA y puise puis traite l’eau pour alimenter les quartiers structurés de Koupéla et de sa voisine Pouytenga.

station de traitement de l'eau de L'ONEA.

station de traitement de l’eau de L’ONEA.

 

 

 

 

 

 

 

En aval, 48 hectares ont été aménagés, divisés en 268 parcelles de 0,20 à 0,25 hectares. Pendant la saison des pluies ou hivernage, on y cultive du riz et entre décembre et fin février, les maraîchers qui comptent 30 femmes cultivent des légumes (oignons, carottes,

parcelle de maraîchage

parcelle de maraîchage

choux, tomates, fraises…). Un réseau de canaux irriguent les parcelles chacune leur tour.

canal d'irrigation principal.

canal d’irrigation principal.

Mais la population a beaucoup augmenté, les constructions aussi, la pression sur les terres s’est accentuée : on met en culture partout où cela semble possible y compris sur les rives du barrage dans lequel on pirate l’eau : les maraîchers officiels à l’aval paient leur eau, pas ceux qui squattent des terres au bord du plan d’eau. Au moment de la saison des pluies, les violentes averses entraînent la terre dans le lac qui peu à peu s’ensable ; il a perdu 1/3 de sa capacité de stockage. A cela s’ajoute une importante pollution due aux engrais qu’on utilise en quantité pour essayer de remédier à l’appauvrissement de la terre qu’on ne peut plus laisser se reposer et aux produits chimiques censés lutter contre les maladies et les prédateurs des cultures. Sans compter les animaux que leurs bergers emmènent boire directement dans la retenue.

Tout à l'heure, le berger va les conduire s'abreuver dans le lac.

Tout à l’heure, le berger va les conduire s’abreuver dans le lac.

Le projet que les deux comités de jumelage de Grigny et de Koupéla vont mener avec le soutien d’une subvention du Ministère des Affaires Etrangères français va permettre de former une centaine d’agriculteurs à l’agro-écologie. Cela permettra de réduire la pollution du plan d’eau qui restera toujours insuffisant pour alimenter tous les citadins de Koupéla et Pouytenga. Cette année l’Etat a demandé de suspendre les cultures de saison sèche afin d’économiser l’eau. Les maraîchers doivent être indemnisés. La situation est moins mauvaise que l’an dernier à même époque mais que va-t-il se passer dans les années à venir avec une population qui continue à augmenter ?

Monsieur François Larba Kaboré, directeur du service provincial de l'eau et de l'assainissement.

Monsieur François Larba Kaboré, directeur du service provincial de l’eau et de l’assainissement.

Nos remerciements à Monsieur François Larba Kaboré, directeur du service provincial de l’eau et de l’assainissement, pour les informations qu’il a apportées.

Bernadette BOREL et Léonard ZOUNGRANA Président du Comité Communal de Jumelage de Koupéla.

 

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Protégé : C.R. du CA du 5 avril 2016

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Enfin, trois classes « normales » à l’école de Donsin.

Donsin est un quartier périphérique de la ville de Koupéla, situé dans la zone non lotie du sud de l’agglomération, à l’écart de la route goudronnée qui va à Tenkodogo, la capitale régionale. Nous sommes à environ 5 kilomètres du centre-ville et là vivent principalement des Peuls, un peuple de pasteurs que l’on rencontre du Sénégal au Tchad, de la Mauritanie au Nigéria. Traditionnellement nomades, ils se déplacent du Sahel où leurs troupeaux

Famille Peul en migration au mali. les hommes se déplacent avec le troupeau en suivant des pistes où on trouve du fourrage

Famille Peul en migration au mali. les hommes se déplacent avec le troupeau en suivant des pistes où on trouve du fourrage

trouvent des herbages pendant la saison des pluies aux régions plus humides du Cameroun ou du Nigéria pendant la saison sèche. Mais de plus en plus ils sont contraints de se sédentariser, c’est le cas de ceux qui habitent le quartier de Donsin à Koupéla.

Trois classes sous les tôles.

Lors de la mission de décembre 2014, une rencontre a été organisée avec les représentants des écoles de la commune. Quand vint le tour de la directrice de l’école de Donsin, madame Béré, de prendre la parole, elle décrit trois classes de cet établissement comme « une école de tôles » et invite la délégation à venir constater. Et en effet, nous découvrirons des enfants travaillant sous des hangars à courant d’air, avec des tableaux au mieux peints sur le mur extérieur des classes en dur, sinon posés sur des chaises. Dans la dernière classe, quand vers 15h le soleil baisse, il chauffe directement  la moitié des tables et il faut entasser les élèves sur la petite bande qui reste à l’ombre… Et bien sûr l’attention des enfants est souvent  détournée vers ce qui se passe dehors, un berger qui passe avec ses zébus, quelques chèvres ou moutons divagant ou une femme  qui vient, juste à côté, cultiver quelques légumes.06310636

Trois classes sous des tôles.

Trois classes sous des tôles.

 

 

Des hangars en dur, c’est déjà mieux !

photo Léonard Zoungrana

construction de hangars en dur.

Rentrée à Grigny, la délégation présente aux membres du comité les demandes des écoles. La transformation des classes de Donsin est jugée prioritaire et pendant l’été 2015, des hangars en dur sont montés. En octobre 2015, lors de la rentrée, élèves et enseignants apprécient l’amélioration ; les parents qui ont apporté leur quote-part affichent leur satisfaction. Sûr, c’est mieux, on est à l’abri des pluies tardives d’octobre et de celles du début de l’hivernage (saison des pluies), à l’ombre, il y a des tableaux peints aux murs mais ce ne sont pas encore de vraies classes, il y a encore beaucoup de courants d’air puisque les fenêtres sont absentes, la poussière danse dans la classe quand souffle l’Harmattan, ce vent sec qui vient du Sahara.

Photo L.Z.

La classe reste bien ouverte aux courants d’air.

Les membres des deux comités de jumelage décident d’en faire une priorité et début mars 2016, Grigny envoie 90% du financement, à charge pour la commune de Koupéla , les parents d’élèves de l’école, de régler les 10% restants. Pendant les 2 semaines des congés du second trimestre, l’entreprise Tarpaga a dû travailler contre la montre. En tous cas, depuis mercredi 30 mars l’école de Donsin a un bâtiment de 3 classes tout neuf ; le crépis n’est pas tout à fait sec, l’entreprise a encore quelques matériels à retirer, mais les trois classes sont fonctionnelles.

Photo L.Z.

L’entreprise n’a pas eu le temps de terminer le ménage !

photo L.Z.

Le nouveau bâtiment de 3 classes tout juste terminé. On a gardé une partie d’une ancienne classe pour abriter les mobylettes des enseignants.

Certes, on sait bien que cela ne fera pas tout, que les classes sont chargées, le matériel pédagogique limité à des tableaux peints aux murs, les familles très pauvres de cette zone n’ont souvent pas l’école comme priorité, il faut d’abord assurer la nourriture quotidienne…. Mais on peut penser que ce nouveau bâtiment va être un encouragement pour les élèves et leurs enseignants dont le travail va être un peu facilité. Nous souhaitons une bonne réussite scolaire à tous ces enfants sous la conduite de leurs maîtres à qui nous envoyons tous nos encouragements.

Bernadette BOREL

les 4 dernières photos sont de Léonard Zoungrana

 

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12 mars 2016 : Couleurs d’Afrique

Comme chaque année, avec l’organisation de Couleurs d’Afrique, le comité de jumelage se donne pour but de faire découvrir quelques aspects des civilisations africaines. Cette année le programme était particulièrement riche avec des contes africains pour enfants puis adultes narrés par Eliane Philibert de Contes en Escapades. Les enfants ont pu s’exercer à l’expression en couleurs avec l’atelier animé par le peintre congolais Joe Okitawonya qui exposait aussi certaines de ses œuvres.

Le film Le Poids du Serment du réalisateur Burkinabé Sanou Kollo, a permis de découvrir la société d’initiés des chasseurs Dozos de l’ouest du Burkina qui ajoutent à une connaissance approfondie de la faune et de la flore, une morale très exigeante. Le menu du repas était africain bien sûr et pour terminer la soirée, Jahkasa Acoustique avec Dramane Djeli a rempli la salle de sonorités de l’Afrique de l’ouest.

Sur les murs, outre les tableaux de Joe Okitawonya, on pouvait admirer les masques et les décors réalisées par les écoliers de Grigny lors des ateliers périscolaires auxquels des membres du comité de jumelage avaient participé pour présenter Koupéla et les actions du Jumelage.

Bernadette BOREL

 

 

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Protégé : C.R. de L’A.G. du 3 / 3 / 2016

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Protégé : C.R. du C.A. du 18.02.2016

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2-12 mars, exposition de tableaux de Joe Okitawonya à la médiathèque de Grigny : courbes et couleurs.

Joe Okitawonya lors du vernissage de son exposition le 5 mars 2016 à la médiathèque de Grigny

Joe Okitawonya lors du vernissage de son exposition le 5 mars 2016 à la médiathèque de Grigny

Samedi 5 mars 2016 a eu lieu le vernissage de l’exposition des tableaux de Joe Okitawonya à la médiathèque de Grigny (69). Une sélection d’œuvres de ce peintre « né (comme il le dit mais cité de mémoire) biologiquement congolais à Kinshasa en 1978 et né à l’art en Algérie » où il obtient en 2010 le diplôme de L’École Supérieure des Beaux Arts d’Alger, est disposée dans la médiathèque Léo Ferré depuis le 2 mars et restera en place jusqu’au 12 mars. Cette exposition se tient dans le cadre de la manifestation « Couleurs d’Afrique » organisée par le Comité de jumelage Grigny-Koupéla avec le soutien de la Ville de Grigny.

Le vernissage a eu lieu en présence de quelques élus, de membres du comité de jumelage

Une partie de l'assistance.

Une partie de l’assistance.

et de lecteurs présents à la médiathèque. Dans son discours, André Fabre, président,  a rappelé le désir du comité de faire découvrir aux habitants de Grigny et des alentours, des aspects des cultures africaines. Najoua Ayache, adjointe responsable des associations, s’est réjouie de cette animation culturelle tandis que Guillaume Moulin, adjoint à la culture, décrivait en connaisseur certains aspects des œuvres qui l’avaient frappé.

Le temps des discours : Joe Okitawonya, André Fabre, Guillaume Moulin, Mélanie Lapalus, Najoua Ayache.

Le temps des discours : Joe Okitawonya, André Fabre, Guillaume Moulin, Mélanie Lapalus, Najoua Ayache.

L’œuvre de Joe Okitawonya très colorée, avec certains tableaux « couleur café » peint avec ce breuvage, enchaîne les courbes et suscite un sentiment de plaisir. On y lit des influences multiples, africaines mais aussi européennes ; Picasso a mani- festement inspiré l’artiste ; mais il est encore mieux de laisser Joe parler de ses peintures : « j’ai toujours considéré la peinture comme étant un être vivant doué d’une sensibilité lui permettant de véhiculer un message de par son contenu. »

« Les couleurs chaudes sont liées à ma culture et à ma personnalité que j’ai tout simplement héritées de ma Mama Africa. La couleur en elle-même est un langage propre qui peut aller au-delà de ce qu’on peut imaginer. Elle véhicule des messages, vous parle de la vie de l’artiste, d’une société à l’autre et d’une civilisation à l’autre…. Elle a le pouvoir de provoquer des réactions émotionnelles fortes chez l’être humain. »

Vous en saurez plus en allant visiter son site où vous pourrez même vous documenter sur le point G de la peinture !

Mais il est aussi recommandé (pour ceux qui ne sont pas trop éloignés)de venir le 12 mars à la salle Brenot où se dérouleront les animations de Couleurs d’Afrique  et où les tableaux seront exposés.

Bernadette BOREL

019 2016 expo Joe okitawonya Viol Voilé

Viol Voilé

017 2016 expo Joe okitawonya La Réconciliation

Réconciliation

016 2016 expo Joe okitawonya

Tableau peint avec du café

111 2016 expo Joe okitawonya

Les Labter. Monsieur labter est l'éditeur et ami de Joe.

Les Labter. Monsieur labter est l’éditeur et ami de Joe.

La Voyageuse.

La Voyageuse.

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